Carnet de mission : Projet Éthiopie, Mission 2010

Sauvetage des archives de la Compagnie de chemin de fer djibouto-éthiopienne par Archivistes sans frontières

 
 
 

Conférence au musée du quai Branly sur Ménélik II et Hailé Sélassié, le 5 avril 2012

 
 

Ménélik II et Hailé Sélassié, par Simon Imbert-Vier, historien, spécialiste de l’Ethiopie. Docteur en histoire de l’Université de Provence, et chercheur au CEMAf, Centre d’études des mondes africains à Aix-en-Provence, il étudie la Corne de l’Afrique depuis plus de 20 ans. Ancien enseignant à l’Université d’Addis Abeba, il a coécrit, avec Dawit Demisse, une méthode d’amharique pour francophones chez L’Harmattan en 1996, et il est l’auteur de Tracer des frontières à Djibouti. Des territoires et des hommes aux XIXe et XXe siècles, aux éditions Karthala en 2011.

Cette conférence s’inscrit dans l’Université populaire du quai Branly 2011-2012.

Date : Jeudi 5 avril 2012, 18h30

- Le musée du quai branly

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Fin de périple à Addis Abeba entre problème de vols intérieurs et irruption volcanique

 
 

Alors que les trois garçons terminent conditionnement des liasses, inventaire et rapport de fin de mission, nous partons découvrir le Nord de l’Ethiopie pendant une dizaine de jours. Au programme, le lac Tana, les chutes du Nil Bleu, trek dans le Parc National du Siemens, Gondar et enfin Lalibela. Malheureusement, notre équipée tourne court à Gondar où nous restons coincés plusieurs jours sans parvenir à rejoindre Lalibela.

A priori, les effets de l’irruption volcanique ont des conséquences sur les vols intérieurs éthiopiens. Nous regagnons Addis, sans avoir pris la mesure du chaos dans lequel est plongé l’espace aérien.

Nous restons donc bloqués 4 jours à Addis avant de finalement réussir à rentrer en Europe (Amsterdam) sur un vol test. Et afin de boucler un nœud ferroviaire, nous écrivons ce billet depuis un train bien plus confortable que le légendaire train du Négus et qui a le mérite de rouler, le THALYS entre Amsterdam et Paris….

En notre absence, les choses ont continué d’évoluer :

- nous avons reçu les commentaires de la NALE sur la dernière version du contrat de transfert. Les modifications ont été intégrées et nous avons mis en circulation une nouvelle version du contrat depuis Addis lundi 19 dans la journée ;

- lors d’une de nos interminables attentes au comptoir des compagnies aériennes pour tenter d’avoir des nouvelles d’un retour en Europe, nous avons eu l’occasion de croiser brièvement l’Ambassadeur de France qui nous a indiqué qu’il venait encore de discuter de la possibilité d’un accord de Djibouti avec le directeur général de la Compagnie.

Malgré l’arrêt sur le terrain de la mission de la Compagnie des Archivistes, les choses continuent de progresser et nous avons bon espoir que le transfert définitif à la NALE ne soit pas un rêve trop lointain.

La Cie des archivistes

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Le kit du parfait archiviste sans frontières

 
 

- gants
- combinaisons d’atelier
- frontale et piles
- désinfectant des mains
- marqueurs
- fiches / cordes…

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… casimirettes
- cap de pluie
- adaptateur électrique
- dictionnaire d’anglais
- cache yeux pour dormir dans l’avion
- sacs plastiques étanches
- médoc
- couture
- masque
- sac à dos petit de balade
- chaussure de marche
- calculatrice
- pavé numérique si celui qui saisie est pas doué sur un portable
- cahier d’inventaire
- carnet de voyage
- eau de bleuet pour les yeux (eh oui pèpère avait prévu de se rincer l’oeil !)
- appareil photos, cable de transfert voir clé magique de Christophe pour récupérer les film du monsieur au restaurant de l’hotel
- couteau suisse
- ciseaux
- règle pour tracer les ligne de l’inventaire car Christophe tir pas des traits droits
- et bien sûr passeport, carnet de vaccination et billets

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Jeudi 8 avril : Fin de la mission

 
 

Jeudi c’est une équipe réduite qui reprend les travaux, Cécile et Paul nous ayant laissé pour explorer le Nord de l’Ethiopie. La journée s’est répartie entre traitement des documents restants et agrément avec visite des wagons impériaux et de l’Alliance française. En fin de journée, l’inventaire de l’ensemble des archives est enfin achevé. Au total, 662 articles ont été constitués et disposés dans les deux bureaux mis à notre disposition dans les locaux des services financiers. Nous terminons par le traitement des documents iconographiques constitués de plans, de calendriers de la Compagnie et d’un lot très riche de photographies.

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En cours de matinée, nous rencontrons le directeur général de la CDE afin de recueillir ses impressions sur la dernière version du contrat. Il nous transmet rapidement une version amendée par Asrat Mekonnen. L’examen du document nous laisse sur notre faim puisque qu’il reprend le plan de la version préparée pour la réunion de lundi matin et abandonnée depuis. L’un des premiers articles, indiquant une durée de dépôt limitée à 20 ans nous inquiète beaucoup.
Un nouvel entretien avec le Directeur Général de la Cie, le lendemain, nous rassurera. Il confirmera les éléments évoqués lors de la réunion avec la NALE, lundi 5 avril et rappellera que tout se fera sur la base d’un courrier du Ministère des Transports de Djibouti assurant sa non opposition à ce transfert. Profitant de l’invitation de la Compagnie, nous consacrons notre jeudi après-midi à la visite du « musée du chemin de fer ». Il s’agit des quatre wagons impériaux offerts par Charles de Gaulle et Elisabeth II d’Angleterre à Haïlé Sélassié. Ils sont conservés dans un hangar situé à proximité de la gare et sont étonnamment dans un très bon état. On y découvre de grandes salles à manger, des bureaux luxueux, des cuisines équipées, des salles de bain et de petites mais confortables chambres. Notre journée de jeudi se termine par une visite de l’Alliance française qui propose une conférence sur la Françafrique. C’est l’occasion d’y croiser Patrick Cohen, le Conseiller culturel de l’ambassade, et Eloi Ficquet et leur rappeler encore l’urgence qu’il y a de débloquer le transfert (intervention auprès de leurs homologues français à Djibouti).
Hormis ces entretiens, nous achevons le traitement, réalisons un récolement sous la forme d’un plan localisant les liasses dans chacun des deux bureaux des Services Administratifs.
Nous achevons la saisie des bordereaux de versements et d’éliminations et la version 1 de notre rapport. Il était nécessaire de traiter tout cela avant notre retour compte tenu de la reprise de nos activités respectives.

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Une dernière visite à la NALE, le vendredi en fin d’après midi, nous permet de faire le point avant le départ. M. Ahmed nous confirme un détail technique : les documents uniquement en amharique sont datés du calendrier éthiopien, soit 8 ans en arrière (nous sommes en effet en 2002 pour le calendrier julien dont se servent les éthiopiens).
Nous visitons les salles de réunions et de formation de la NALE, et nous concluons très chaleureusement le séjour avec M. Atkilt, qui aura été avec son équipe d’un grand soutien. Il évoque le regret de ne pas avoir pu faire intervenir la télévision nationale pour suivre les travaux de la mission. Ceci est notre dernier billet, nous vous remercions d’avoir suivi nos aventures éthiopiennes par l’intermédiaire de ce blog dont la tenue a été gérée efficacement par Grégoire. Il a assuré des relances sur différents forums archives, relances elles mêmes relayées par Pauline Moirez sur Twitter. Vous avez effectué plus de 2000 connections au cours de notre présence en Ethiopie.

Merci à tous.

La Cie des archivistes

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Mercredi 7 avril

 
 

Aujourd’hui la formule de travail à deux équipes continue d’avoir nos faveurs. Christophe et Thierry continuent le traitement des documents dans les bureaux des services financiers. Nous devons d’abord acheter de la ficelle, tâche apparemment simple, mais qui nous entraîne avec un membre de la CDE dans des quartiers un peu louches où le khat se revend à tous les coins de rue.

Les négociations pour quelques mètres de ficelles aux couleurs fluo s’éternisent et nous revenons avec notre butin chèrement acquis. Après la reprise de quelques liasses traitées un peu rapidement la veille nous continuons le traitement des documents issus du sous-sol de la gare. Lors d’une rencontre fortuite, les encouragements de M. Breahnou, directeur financier qui avait été notre contact principal de la Compagnie en 2007 (avec M. Mekonnen), nous redonnent du cœur à l’ouvrage. A la fin de journée il ne reste plus que quelques mètres à traiter. En parallèle, l’autre équipe prend en charge l’écriture et la finalisation des documents. Cécile et Paul se rendent à la NALE pour revoir la version finale du contrat de transfert et intègrent sur place les ultimes corrections avec l’aide d’Ahmed. Le document est déposé en version papier au secrétariat du DG de la Cie, Tium TIKE. Un exemplaire est transmis par email à Atkil Assefat, DG de la NALE. Il répondra l’après-midi même, satisfait à la première lecture, nous précisant qu’il le transfert immédiatement au juriste de la NALE pour revue et retour rapide par email. L’histoire et les échanges électroniques (contrat et blog) ont donc eu rendez vous à Addis Abeba pour le meilleur ! Laurent saisit l’inventaire traité la veille et le remettra a Thierry et Christophe au cours du déjeuner afin qu’ils puissent travailler avec un document plus facile. Ils sont partis le matin avec seulement des photocopies de l’écrit de la veille. Pas top car 5 écritures différentes : il était alors nécessaire de mettre le turbo pour profiter de l’inespérée disponibilité du pick up. Les quelques courts de paléographies de nos années d’études n’ont pas été inutiles pour relire….

Après un passage à Gerbal pour admirer les progrès de leurs coreligionnaires, Cécile, Paul et Laurent prennent place à l’arrière de la salle de restaurant du RAS Hotel, avec une lumière digne d’un sous-sol, solidaires de leurs compagnons de mission qui poursuivent le traitement, pour rédiger une première version du rapport. La dispersion de l’équipe dans quelques heures / jours, la spirale infernale de la reprise pouvant entraîner oubli voire erreurs. Il est donc essentiel de profiter de la bonne avancée de la mission pour mettre noir sur blanc les premiers constats du rapport. Le plan, les souvenirs et les mots viennent rapidement, les journaux de voyages nous aident à composer une première trame du rapport que nos amis reliront, corrigeront et complèteront : les difficultés, les démarches diplomatiques, l’harassement du transports des dossiers à la main, en brouette, en pick up, le goût de la poussière mais aussi la qualité des interlocuteurs, les poignées de main encourageantes et les perles archivistiques et iconographiques nous surprennent. La mission est riche en actions et en résultats !!!

La Cie des archivistes

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Mardi 6 avril
 
 

Transfert des archives dans les bureaux de la Cie et réunion à l’ambassade de France

 
 

Un transfert épique

Cette journée est marquée par une grande avancée dans le traitement des fonds. Nous avons, pour débuter la journée, achevé l’inventaire des archives destinées à être éliminées. Nous les avons laissées à leur emplacement d’origine dans la cave de la gare. Une masse importante de documents en amharique a également été laissé dans la cave faute de pouvoir être identifiés.

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Transfert Gare - bâtiment administratif à la brouette !!!!

Par ailleurs, une très bonne nouvelle nous attendait à notre arrivée ce matin dans les bureaux de la Compagnie. Celle-ci étant en mesure de mettre à notre disposition un pick-up afin de transférer les archives triées du local Gerbal aux bureaux administratifs. Cette nouvelle donne modifie notre programme et nous décidons de traiter en priorité les documents posés à même le sol à Gerbal, pré-identifiés mais non encore conditionnés et inventoriés.

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Traitement du site Gerbal avant transfert

Le reste de la matinée est consacré à cette tâche et dès 13h30, nous organisons l’épique convoiement du fonds. En équilibre précaire à l’arrière de la camionnette, Christophe et Paul veillent à la stabilité du chargement. A la chaîne, le déchargement des deux convoyages ne nous prend pas plus de deux heures. La totalité des archives historiques repérées par les précédentes missions d’ASF sont enfin rassemblées dans un même lieu, à savoir les deux bureaux mis à notre disposition par la Compagnie au sein des bureaux des services financiers.

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Lieu de conservation au bâtiment administratif après tous les transferts effectués

Le matin même, le Directeur général de la CDE nous a assuré que ces deux bureaux seraient conservés par la Compagnie tant que les archives ne seront pas transférées à la National Archive & Library of Ethiopia (NALE).

Alors que les équipes s’activent, Paul de son côté, modifie le brouillon du contrat de transfert afin de pouvoir le transmettre à nos différents interlocuteurs avant notre départ et poursuivre l’élan positif de la réunion d’hier. Reste une interrogation que nous soumettrons demain à la NALE, le transfert des archives est-il conditionné à une compensation, comme l’indique la loi éthiopienne (qui pourrait correspondre au transfert physique), même symbolique ?

Réunion à l’ambassade de France

Tandis que Christophe et Thierry remettent en ordre les liasses transférées, nous regagnons l’hôtel pour une douche des plus salvatrices et reprendre visages humains avant de rencontrer l’Ambassadeur de France.

Nous montons dans un taxi et après avoir passés les grilles, nous remontons les 40 hectares de l’emprise de l’ambassade. Nous sommes un peu en avance et patientons. Nous sommes rejoints par Pascal Perron, l’adjoint à la Culture et Eloi Ficquet, directeur du Centre Français d’Etudes Ethiopiens. L’ambassadeur nous accueille et en l’espace de 30 minutes, nous exposons les raisons de notre entrevue et nous le sollicitons pour tenter de trouver un point de contact côté Djiboutien, indispensable au transfert des Archives à la NALE. L’ambassadeur nous assure de son soutien et de sa volonté de faire avancer le dossier, conscient de l’enjeu patrimonial et historique des archives traitées. Nous ressortons contents même si nous savons que le transfert ne pourra avoir lieu avant notre départ. Cependant, nous savons que la lumière a été mise sur les archives et que tant l’ambassade de France que le CFEE seront vigilants à l’évolution de la situation.

Nous pouvons donc profiter des derniers jours pour conditionner les derniers articles, parfaire nos bordereaux de versement, d’élimination mais aussi commencer notre rapport de mission que nos différents interlocuteurs nous réclament déjà.

La Cie des archivistes

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La mission en photos

 
 

Le kit du parfait archiviste sans frontières

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Combinaison, masque, gants, fiches, ficelle, lampe frontale, ruban adhésif...

Les pépites

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Banque d’Italie à Assab
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Pont

La gare

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Quai de la gare
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Première action de la Compagnie
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Wagon accidenté

La National Archive & Library of Ethiopia (NALE)

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Bâtiment de la NALE
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Salle de lecture de la NALE

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« Addis-Abeba, terminus ! », un article de Christophe Châtelot

 
 

Un article de Christophe Châtelot paru dans Le Monde magazine daté du 3 juillet 2010 revient sur les péripéties de la ligne de chemin de fer Djibouti – Addis-Abeba :

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Lundi 5 avril : Réunion entre la Cie, les archives et ASF

 
 

La journée débute par une rédaction du compte-rendu de notre week-end mais également du bordereau de versement des articles traités jeudi que nous n’avons pas encore eu le temps d’inventorier. Vers 9h40, nous nous mettons en route direction la Compagnie pour notre fameux meeting. Nous retrouvons le directeur général de la National Archive & Library of Ethiopia (NALE) mais également son adjoint qui sont déjà arrivés.

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Réunion générale

Nous patientons quelques minutes en attendant le directeur général de la Compagnie. Pour autant, il nous introduit dans son bureau mais prend quelques minutes pour répondre à différents coups de fils qui ne laissent guère présager un bon déroulement de la réunion. Finalement à 10H15, la réunion commence par un tour de tables. Brève présentation des uns et des autres. Tium a tout de suite repéré que nous avions un nouveau compagnon. Paul se présente en indiquant que la présence d’un juriste pourrait être utile pour la négociation du contrat de dépôt. Tium acquiesce et sourit ! Immédiatement, nous entrons dans le vif du sujet à notre plus grand étonnement car hier soir en n’en discutant ensemble, nous avions quelques doutes sur le déroulement de la réunion et la discussion autour des différents articles de la convention. Tium nous expose que le bateau coule (la Compagnie). Nous répondons en lui exprimant notre compassion mais également notre volonté de l’aider par le biais de cette mission. C’est l’occasion de faire un lien avec notre précédente réunion avec lui et de lui présenter les deux courriers, celui de Danièle Neirinck s’engageant au nom d’ASF à poursuivre les traitements mais surtout le courrier du Conseiller culturel de l’Ambassade de France, Patrick Cohen. Tium réagit immédiatement en précisant que le courrier mentionne une intention et non un engagement. Il met en avant son côté « bureaucratique » et souligne qu’il est nécessaire que les deux parties composant la Compagnie, Djibouti et l’Ethiopie avancent de manière parallèle et transparente. Cela signifie qu’au-delà du courrier de l’Ambassade de France, il est nécessaire d’avoir un courrier officiel des « représentants officiels » côté djiboutien pour pouvoir mettre en œuvre la présente convention et le transfert physique des archives. Puis, Tium propose une lecture article par article du projet de convention que nous lui avons remis. Le premier point concerne les termes du dépôt. La notion de propriété des archives une fois le transfert effectué, va mettre à mal nos efforts. Assefa rappelle en effet, que la loi éthiopienne précise qu’en cas de versement des dossiers, la propriété des archives est transférée à l’Etat. Paul tente une « pirouette » en démontrant que la Compagnie comme la NALE sont des organismes étatiques mais cet argument est balayé par Tium qui met en avant la bicéphalité de la Compagnie. Il est donc désormais nécessaire d’avoir un accord officiel de Djibouti pour ce transfert à la NALE. S’ensuit une longue discussion sur le retrait potentiel des archives si le transfert avait lieu, en cas de rachat de la Compagnie par un consortium mais également si la Compagnie s’arrêtait de fonctionner. La présence de Paul s’avère finalement des plus utiles car les termes du contrat semble finalement plus compliqués que prévue. Nous aboutissions finalement au fait que ce n’est pas un contrat de dépôt qu’il est nécessaire de rédiger mais un contrat de transfert de propriété qui nécessite un accord de Djibouti. Nous sommes un peu sonnés par la nouvelle car cela remet en cause complètement nos projets actuels et l‘éventualité d‘un transfert physique des archives avant notre départ. Il n’est plus nécessaire de regarder les autres articles car le transfert engendre le fait que les archives suivraient désormais les modalités évoquées par la loi sur les archives y compris dans les modalités de consultation. Nous nous mettons d’accord sur la réécriture de la convention en ce sens. Notre RDV avec l’Ambassadeur demain nous permettra d’aborder ce point (cf la lettre du Conseiller culturel). Le DG de la NALE conclut cette réunion en nous remerciant des efforts mis en œuvre notamment par ASF, de l’opportunité de cette réunion grâce à l’esprit d’ouverture de Tium et se dit prêt à mettre en œuvre toute l’aide nécessaire à l’aboutissement du projet. Série de photos officielles, y compris une poignée de main des plus encourageantes entre les deux DG.

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Une poignée de main encourageante

Nous nous retrouvons pour un déjeuner débriefing. L’équipe est partagée entre le sentiment d’avoir néanmoins avancé avec la réunion des deux parties et l’examen du projet voir de sincères engagements pour un futur aboutissement et un sentiment de tourner en rond car à chaque nouvelle mission de nouveaux obstacles sont mis en avant repoussant d’autant le transfert physique. Pour autant, cela n’entame pas notre vigueur au travail et nous voilà partis pour un après-midi transfert à la brouette des archives de la Cave entre la Gare et le bâtiment administratif qu’Asrat Mekonnen nous a finalement accordé. Sous le regard amusé et intrigué de la population, nous multiplions les aller – retours de brouettes entre les deux bâtiments, sous un soleil de plomb. La brouette a quelques faiblesses notamment une roue des plus défaillantes en raison d’un pneu qui n’a plus de pneu que le nom !!!! Une fois le transfert terminé, nous procédons à un premier tri pour identifier les grandes activités (Vie sociale, contentieux, gestion du personnel, exploitation, travaux…) et quelques perles : photos anciennes des ateliers, travaux de construction de la Gare mais également maintenance des voies. Seul bémol à cette journée à nouveau fructueuse pour les optimistes, nous devons voir le DG de la Compagnie demain car il a mis en avant la prochaine location des bâtiments administratifs qui abritent les archives traitées : un nouveau challenge pour ces archives en déshérence ?

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Traitement des documents de la cave

La Cie des archivistes

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Week-end pascal (vendredi, samedi, dimanche) en Éthiopie

 
 

Vendredi et Samedi : Addis – Ankober – Addis

Vendredi est férié en Ethiopie en raison des fêtes de Pâques il ne nous est pas possible de travailler dans les locaux de la Compagnie, celle-ci refusant de nous confier des clefs. Nous devons en effet toujours être accompagnés, que ce soit dans le bureau « Gerbal » ou à la gare…

Le prochain rendez-vous sera donc lundi matin pour LA réunion que nous espérons décisive entre la NALE et la Compagnie.
Nous profitons de ces trois jours de répit pour partir en balade, deux jours du coté d’Ankober au Nord, et une journée vers le lac du cratère de Wenchi, à l’Ouest. Paul, le mari de Cécile, nous a rejoint samedi soir.
Les balades sont variées et pittoresques, passant de la pluie diluvienne au soleil perçant. Des souvenirs de crevaison et d’enlisement de notre antique minibus viennent pimenter des paysages à couper le souffle.
Du côté d’Ankober, on pourrait facilement se croire en Asie du Sud-est en raison de cultures en terrasses. La végétation est luxuriante et le climat très humide. Nous en faisons d’ailleurs les frais, notre matinée de samedi étant perturbée par une brume épaisse et de fortes averses. Nous nous souviendrons longtemps de notre promenade au marché local, dans la boue et sous la pluie. Les étales à même le sol n’empêchent pas des échanges commerciaux intenses : nombreuses ventes d’agneaux en lien avec la fête de Pâques.

Dimanche : Addis – Cratère et Lac de Wenchi – Addis

Les paysages autour du volcan de Wenchi sont très différents. La piste qui nous y conduit traverse des plateaux de savanes arborées beaucoup plus sec que la vieille. Un grand soleil nous accompagne. Nous découvrons à l’intérieur du cratère un lac au milieu duquel se trouve une île. Nous nous y rendons en barque pour visiter une église du 14e siècle, malheureusement fermée. Elle a abritée les « arches d’alliance » lorsque les églises éthiopiennes ont été détruites. Déjeuner pittoresque où nous dégustons à notre tour l’agneau pascal accompagné du pain de bananes fermenté.

Ces trois jours ont été les bienvenues et nous permettent de repartir du bon pied pour notre dernière semaine à Addis.

Planning de la semaine

- lundi 10h : réunion à la Compagnie avec la NALE pour aboutir à un accord sur la convention de dépôt.
- Transférer les dossiers à traiter de la cave de la gare jusqu’aux bureaux administratifs. L’aide d’un chariot nous serait très utile et cherchons désespérément la traduction du mot « brouette » à cet effet.
- Terminer le traitement à Gerbal et organiser un transfert en voiture jusqu’aux bureaux administratifs.
- Mardi : RDV à 17h avec l’Ambassadeur de France, Jean-Christophe BELLIARD

La Cie des archivistes

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